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Ousmane Diallo

Updated: May 3

Entreprise créée en 2018 à Kaolack


L’exploitation d’Ousmane se trouve sur la route qui va de Kaolack vers Bak Dior. Après la station vert-jaune (lavage + mosquée), tourner à droite. Après 1850 m, son exploitation est à gauche, près des baobabs. Il avait une exploitation près de Dakar, voulait faire de la tomate industrielle, mais les camions n’arrivaient pas sur son terrain, l’accès étant par trop difficile. Après avoir fait de l’arachide, il a décidé de changer de lieu.

Le bassin dans lequel Ousmane pense faire de la pisculture


Il a maintenant un terrain de 1200 m2, entièrement clôturé par un mur de parpaings de 2 m de hauteur. Portail en fer, avec serrure. Dedans, un poulailler. Une petite merveille, de loin le poulailler le plus parfait que nous avons vu au Sénégal. Maçonnerie parfaite, porte s’ajustant au millimètre, grillages parfaitement posés. Actuellement, une bande de 300 poussins de 10 jours. Conditions hygiéniques parfaites, mortalité très faible. Ousmane va agrandir son poulailler, en triplant au moins la surface. Il n’a aucun problème pour vendre sa production localement ou à Kaolack.

La poussinière d’Ousmane


Il vend surtout pour les fêtes (Korité, pèlerinage de Touba). Paye 100 FCFA pour le déplum- age, fait par les femmes du village. Il pensait pouvoir vendre à la nouvelle Université, qui forme des agronomes. Il nous dit que ses étudiants, qu’il reçoit parfois pour des stages, sont des ignares parfaits, qui ne connaissent rien de la réalité de l’agriculture.

Un muret de ciment pour garder l’eau autour des pieds de manguiers


Sur le reste de la surface, il fait du maraîchage, de la culture de maïs (pour nourrir les poulets), du gombo, du bissap, des pastèques, du piment. De plus, il a planté, à espaces réguliers, des citronniers, des papayers et des mandariniers. Le plant est entouré d’un muret de ciment pour garder l’eau. Ousmane est très intéressé par les semences hybrides de l’entreprise SEMA- FORT – je les mettrai en contact.


L’eau est un problème. Elle est douce à 30-35 mètre de profodeur, et saumâtre au-delà- L’eau saumâtre est toxique pour les plantes, il faut la faire reposer une nuit, après quoi le sel se concentre dans les 10 cm du fond, et on peut utiliser l’eau du dessus. Ousmane a un grand bassin, 3x4 m, 2 m de profondeur, qui lui sert de réserve d’eau pour l’arrosage et les poussins. Il aimerait un jour y mettre des alevins et faire de la pisciculture.


Ousmane se plaint du mauvais payeur qu’est l’Etat sénégalais, qui paie parfois avec 2 ans de retard. C’est pourquoi il a renon- cé aux semences d’arachide, car il lui faudrait un important fonds de roulement. A côté du poulailler, Ousmane a construit une sorte de loggia, abritée de la pluie, où il donne des cours de vulgarisation agronomique aux cultivateurs des environs. Il y reçoit aussi des stagiaires du Lycée agricole de Bignona. Ousmane est employé dans un projet de vulgarisation agronomique, financé par une ONG américaine. Ce salaire lui permet de tenir jusqu’à ce que son domaine lui assure assez de revenus. Il est 100% décidé à devenir indépendant. Il est très bien intégré dans le village, alors qu’il est né plus au nord.

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